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ACTUALITÉ CRITIQUE – Le Clézio, la tête dans les étoiles ?

La revue Litteraria Copernicana consacre son dernier numéro au ciel dans l’oeuvre leclézienne.

Dirigé par la secrétaire de l’Association des lecteurs de J.M.G. Le Clézio, Natalia Nielipowicz, ce volume fait suite à la journée d’étude intitulée « Le Clézio, la tête dans les étoiles ? », organisée dans le cadre des rencontres in situ de l’Association à Toruń, la ville natale de Copernic, en juin 2019.

Avec les contributions en français ou en polonais de Hyeli Kim, Angela Gamerith, Isabelle Constant, Marina Salles, Bruno Thibault, Nicolas Pien, Isabelle Roussel-Gillet, Natalia Nielipowicz, Joana Zurowska, Emmanuel Lajus et la traduction en polonais d’un entretien réalisé par Lu Zhang avec Le Clézio.

Pour en savoir plus sur les rencontres in situ de l’Association

Lien vers le numéro

ACTUALITE – Imagine the World

Lisez et écoutez J.M.G. Le Clézio parler de sa relation longue de 53 ans à l’Amérique latine. Son aventure amérindienne a commencé au Mexique, puis dans les jungles entre le Panama et la Colombie, où il a vécu avec les Indiens Embera dont il a appris la langue, le Purepecha.

Sa contribution au projet Imagine the World du Hay Festival et à BBC World est une longue lettre d’amour à sa petite-fille, Itzi (dont le nom signifie « Eau » dans la langue Purepecha), mais aussi à la culture Embera. Cette lettre est à lire en 2040, quand elle aura 20 ans. Elle lui raconte ce que nous vivons en pleine pandémie : « une guerre contre nous-mêmes, contre notre indifférence à la nature ».

Dans sa lettre à Itzi, Le Clézio explique encore comment, pour l’humanité de 2020, l’injustice sociale et la disparité entre les sexes sont considérées comme normales. Et il lui dit que l’objectif de sa génération est de parvenir à la justice sociale, « ce que nous n’avons pas atteint ». Et tout au long de ce message, il mentionne comment les Emberas – avec difficulté certes – « ont réussi à maintenir une relation équilibrée à la nature ». Quelque chose que nous pouvons peut-être apprendre d’eux.

Imagina el mundo | JMG Le Clézio, premio Nobel de Literatura, te invita a intercambiar ideas

JM Le Clezio

Jean Marie Gustave Le Clézio es el más latinoamericano de los premios nobel de literatura europeos.

Nacido en las Islas Mauricio, de padre británico y madre francesa, Le Clézio recibió en 2008 el premio Nobel de Literatura en nombre de Francia, por obras como El Desierto, que transcurre entre los nómadas de Marruecos.

Pero su vida (y su obra) no se entenderían sin su relación con América Latina, donde desembarcó hace 53 años.

Empezó en México, pero luego se internó en las selvas del Darién, entre Colombia y Panamá donde convivió con los indígenas embera y aprendió su idioma. (También habla purepecha, idioma del grupo indígena mexicano del mismo nombre).

Por eso, su aporte para el proyecto Imagina el Mundo del Hay Festival y de BBC Mundo, es una larga carta de amor para su nieta, Izti, pero también para la cultura embera.

Una carta para que Izti (que en lengua purepecha signfica « agua ») lea en el 2040, cuando tenga 20 años. Es una carta de amor, pero también de dolor, donde le cuenta de lo que estamos viviendo en medio de la pandemia del coronavirus, « una guerra contra nosotros mismos, contra nuestra indiferencia a la naturaleza« .

En su carta Itzi, Le Clézio le habla de cómo para la humanidad del 2020 la injusticia social y la disparidad entre los sexos es algo considerado normal.

Y le dice que el objetivo para su generación es conseguir la justicia social, « algo que nosotros no hemos logrado »

Y a lo largo de su conmovedora carta menciona cómo los emberas -con todas la dificultades- « han logrado mantener una relación equilibrada con la naturaleza ». Algo que quizás podamos aprender de ellos.

Eso piensa Le Clézio, el más indígena y latinoamericano de todos los premios nobel de literatura europeos. Muchas gracias a todos los que enviaron sus preguntas y comentarios. En los próximos días conversaremos con Le Clézio y le plantearemos una selección de ellas. Luegopublicaremos esa entrevista en nuestra página y en nuestro canal de YouTube.

Vidéo ici

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Appel à communication « Rires, sourires : l’humour leclézien » Cahier 15

L’œuvre de JMG Le Clézio ne serait-elle vraiment que sérieuse ? La doxa, particulièrement depuis l’attribution du Nobel en 2008, semble le penser. C’est oublier, pourtant, que Le Procès-verbal, publié en 1963, était motivé par un certain « humour » qui a pu faire rire ses lecteurs, ou les faire sourire, hier comme aujourd’hui. C’est oublier peut-être, aussi, que Le Clézio a su manier constamment, selon l’évolution de son écriture romanesque, les procédés proches de « l’humour » afin de représenter un monde, le sien, livré à notre interprétation, partagé entre critique et idéalisme ce qui atteste, comme le souligne Jean-Marc Moura, que « l’humour déplace le sérieux bien plus qu’il ne le contredit ou l’annule. » Écrire que l’œuvre de Le Clézio est habitée par « l’humour » est bien entendu insuffisant : si ses romans comportent certains traits qui provoquent le rire, une émotion, d’autres provoquent le sourire, voire des sourires de natures différentes, reflets d’un processus intellectuel plus complexe, comme le note Pierre Schoentjes. De plus, de nombreuses formes de « l’humour » y sont convoquées : pastiche et parodie d’abord, caricature et satire ensuite et ironies, enfin.

Les contributions, exclusivement en français, pourront porter sur :

  • La généalogie de « l’humour » leclézien : Rimbaud, Lautréamont, Jarry, les Surréalistes, l’« humour noir » d’André Breton…
  • Les formes de « l’humour » littéraire dans l’œuvre de J.-M.G. Le Clézio : pastiche & parodie, satire & caricatures, ironies.
  • Les fonctions et les objets du rire et du sourire dans le roman leclézien
  • Les enjeux de « l’humour » : la portée dénonciatrice de son emploi.
  • L’humour leclézien dans les médias

Les propositions de contributions (200-250 mots, accompagnés d’une bibliographie critique et de la micro biographie de l’auteur) devront parvenir au plus tard le 15 janvier 2021 à cette adresse : cahiersleclezio15@outlook.fr

Coordinateurs : Nicolas Pien et Sara Buekens

Cliquez ici pour voir l’appel complet

ACTUALITE CRITIQUE – ASSOCIATION – Dictionnaire J.M.G. Le Clézio 2020

La version 2020 du Dictionnaire J.M.G. Le Clézio est à présent en ligne (toujours gratuitement) aux éditions Passage(s) !

Découvrez les nouveaux articles de spécialistes internationaux de l’oeuvre leclézienne sur « Le Procès-verbal », « La Guerre », « Zinna », « Le sismographe », « l’île Rodrigues », « Séoul », « Le muralisme », ainsi que de nouvelles traductions d’articles sur « The Prospector », « The Quarantine », « Onitsha, « The Royal College Curepipe », « Hinduism », « Sirandanes » et « Sugar Cane ».

Rachel Bouvet dirige depuis 2018 le Dictionnaire, une initiative de l’Association des Lecteurs de J.M.G. Le Clézio. Pour en savoir plus.

Lien vers le Dictionnaire aux éditions Passage(s)

ACTUALITE – « Greta Thunberg est la grande figure de ce temps » par J.MG. Le Clézio

Membre du Collectif Internation, qui presse l’ONU d’opter pour une autre pensée économique et une façon nouvelle de mesurer la valeur des choses et des hommes, le prix Nobel 2008 adresse une lettre au philosophe Bernard Stiegler, en ouverture de l’essai collectif « Bifurquer », nous vous en parlions la semaine dernière. En voici le texte.

ACTUALITE – Préface de J.M.G. Le Clézio

Président de l’Institut de recherche et d’innovation de Paris, le sociologue Bernard Stiegler publie avec le Collectif Internation « Bifurquer », accompagné d’une lettre-préface de J.M.G. Le Clézio, et d’une postface d’Alain Supiot.

Cet essai propose une analyse des enjeux à la fois scientifique, économique, politique et social, sur les plans les plus divers, des grandes crises sanitaires, climatiques, sociales ou psychiques pour habiter autrement sur terre.

En voici la quatrième de couverture :
« La pandémie qui a paralysé le monde en quelques semaines révèle désormais comme une évidence l’extraordinaire et l’effroyable vulnérabilité de l’actuel « modèle de développement », et la potentielle multiplication de risques systémiques combinés qui s’y accumule. Elle prouve que ce modèle est condamné à mort, et qu’il nous condamnera à mort avec lui, où que nous soyons dans le monde, si nous ne le changeons pas.

Dans l’ouvrage qui suit, est donc posé comme base du travail collectif qui l’a produit que ce modèle destructif de développement atteint ses limites ultimes, et que sa toxicité, de plus en plus massive, manifeste et multidimensionnelle (sanitaire, environnementale, mentale, épistémologique, économique), est engendrée avant tout par le fait que l’économie industrielle actuelle, repose dans tous ses secteurs sur un modèle physique dépassé.

Pour transformer nos sociétés et lutter contre l’entropie – forces de destruction de la biodiversité, du climat, du psychisme – il s’agit d’en reconsidérer complètement les fondements (notamment les bases de notre système économique à la lumière des sciences et de la thermodynamique) et la trajectoire.

Il nous faut urgemment changer de modèle économique et articuler différemment les pratiques locales et macroéconomiques en repensant le territoire et la localité.

Les contributeurs de cet ouvrage proposent également de développer une société contributive avec un revenu éponyme qui revaloriserait tous les métiers du lien.
Ils réinterrogent également la question du travail dans nos sociétés en s’inspirant du colloque « Le travail au XXIe siècle », organisé par Alain Supiot au Collège de France dans le cadre du centenaire de l’OIT (Organisation internationale du travail).

Refondre le droit et la comptabilité des États et des entreprises, repenser la recherche dans l’optique du long terme pour la déconnecter des intérêts privés, reconsidérer dans une optique de partage la révolution numérique… sont également des impératifs dûment développés par des spécialistes de renom. C’est pour établir un diagnostic précis et préconiser une méthode générale afin de sortir de cet état de fait sans droit que le présent ouvrage a été écrit. »

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ARCHIVES – Les pêcheuses d’ormeaux

Gallica BnF a publié le 11 juin une peinture sur papier japonais de Hokusai (1760-1849) représentant les « ama » ou pêcheuses d’ormeaux (à découvrir ici).

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Cette peinture fait partie d’un ensemble remarquable de 24 peintures commandées au maître de la Manga par le chef de la factorerie hollandaise de Deshima de 1823 à 1826. Livrant un aperçu vivant de la société d’Edo, elles retracent aussi l’histoire des influences artistiques entre l’Europe et le Japon.

Rappelez-vous « Tempête » (2015), la novella de J.M.G. Le Clézio illustrait ces pêcheuses d’ormeaux qui plongent en apnée et lancent un cri quand elles sortent la tête hors de l’eau.

« L’image m’évoque les premiers amphibiens apparus à la fin du Dévonien. » disait l’écrivain.

Réécoutez cette interview radiophonique