Actualités de l’Association

Nous ne concentrons pas les activités de l’Association à Paris, mais imaginons des rencontres biannuelles dans des lieux « lecléziens ». Tout naturellement nous avons pensé à Nice en 2007 (où est né l’auteur) puis à Vannes en 2009, à Rabat en 2011, à l’île Maurice en 2013, dans le Nouveau Mexique en 2015.

  • L’Association des lecteurs de J.-M. G. Le Clézio participera le 3 septembre 2016 au forum des associations de la mairie du 5ème arrondissement. Cet événement a pour but de faire connaître l’action associative du quartier. Il offrira une occasion pour faire connaître aux habitants de l’arrondissement et aux curieux du jour la personne et les œuvre de Le Clézio, tout comme les activités de l’association de ses lecteurs. Deux membres représenteront à cette occasion notre association, Gilbert Conan et Hyeli Kim, vivement remerciés pour leur participation.Gilbert Conan: “La parution du Procès verbal  (Prix Renaudot 1964) a été le déclencheur de mon attachement à l’œuvre de J.M.G Le Clézio. J’avais quinze ans. Tout par la suite les contenus, le refus et la distanciation des étiquettes, la liberté des engagements, m’a inscrit dans une fidélité irréversible. Compagnon de la distance, avec quelques ponctuations épistolaires, son influence n’a cessé d’être présente dans ma démarche picturale et poétique. J’ai d’ailleurs été intervenant à l’occasion de stages de professeurs de Lettres en IUFM avec Bruno Doucey, dans le cadre des transversalités entre les langages de la peinture et de la poésie, en particulier chez Le Clézio.

    Hyeli Kim (doctorante): “Ma lecture leclézienne commence par le séminaire sur “Diego et Frida” en 2009. Après avoir goûté le plaisir de lire en français, je me suis convertie à la valeur des Lettres qui ouvrent l’intelligence ainsi que l’esprit. Par conséquent, à présent, je tâche de m’exercer à la littérature par une lecture un peu particulière que l’on appelle thèse ; en espérant toujours découvrir une nouvelle valeur littéraire ou universelle, précisément dit, qui viendrait des cultures religieuses et philosophiques de Le Clézio.
    Pour en savoir plus, cliquez ici.

  • Pour fêter les 10 ans de l’association, nous étions au Nouveau Mexique du 18 au 20 mai 2015. Une journée à l’Université d’Albuquerque pour des communications et conférences sur Le Clézio et Le Mexique, les cultures amérindiennes, le chamanisme, mais aussi des escapades vers le désert…
  • L’association des lecteurs sera présente au 25ème salon de la Revue à Paris les 10 et 11 octobre 2015. Pour plus d’informations www.entrevues.org.

  • Nous organisons parfois d’autres manifestations. Par exemple, en 2014, nous avons organisé une table ronde et une lecture à Paris le 14 juin 2014 à la bibliothèque Marguerite Audoux : découvrez en images le spectacle de la compagnie Kaktus. Voici le programme.
  • Hommage à JMG Le Clézio par Michèle Gazier, Paris, 27 mars 2014.Grâce à Catherine, une fidèle membre, habituée des soirées littéraires de l’hôtel Massa, cinq membres de l’association se sont retrouvés dans cet hôtel particulier abritant la Société de Gens de Lettres, propice au calme, pour écouter la lecture en avant-première du second chapitre de la première nouvelle de Tempête, sorti en librairie ce 27 mars 2014. Au miroir de l’écrivain dont elle a tracé un portrait, la simplicité et la justesse de Michèle Gazier a captivé son auditoire. Ce fut en lectrice, en amie, en scénariste de documentaire que Michèle Gazier retraça son parcours. Comment entrer dans un univers romanesque ? Par l’entremise d’une amie qui vous conseille un jour de lire Le Procès-verbal, puis en critique littéraire pour Télérama pour une première interview à Nice. Michèle Gazier a posé quelques jalons : la place de la géographie, de l’Afrique, de la perte du paradis perdu mauricien. Et en interrogeant ce qui a pu féconder la mutation de l’œuvre avec Désert, son portrait s’est doublé d’un second hommage à Jemia Le Clézio, sur les pas d’une aube, et d’une autre terre choisie ensemble, non héritée, le Mexique. A nous, lecteurs de l’association, de songer à quel livre nous conseillerions à un ami, à une amie. IRG.
  • Rencontre à Maurice les 7 et 8 juin 2013 RencontresMaurice2013
  • Les membres de notre association étaient à Maurice les 7 et 8 juin 2013. Au programme, visite d’Euréka, rencontre d’Issa Asgarally et de Sarojini Bissessur-Asgarally, rencontre de la délégation d’écrivains coréens en lien avec la fondation FIP. Puis visite du musée de l’aventure du Sucre, lectures et excursion à l’île Plate, l’île où se situe le roman La QuarantaineDécouvrez cette rencontre en images. L’association remercie celles et ceux avec lesquelles elle a pu échanger à Euréka : Issa Asgarally et Sarojini Bissessur-Asgarally, Monsieur Kang Joong-hoon, Jeju comittee chairman of PEN Headquarters in South Korea, et Jacques de Maroussem.Lors d’une présentation de la Fondation pour l’Interculturel et la Paix à la maison Euréka, le 7 juin 2013, après la lecture de la nouvelle « Issa Fergane rêve » écrite en 1991 par Jean-Marie Le Clézio, Issa Asgarally a rappelé comment est née la Fondation (dans l’amitié de Jean-Marie Le Clézio, Issa Asgarally et Sarojini Bissessur-Asgarally), les événements qui l’ont amené à écrire L’Interculturel ou la guerre, puis il a échangé avec la salle. Une quarantaine de personnes étaient présentes, membres de l’association des lecteurs de JMG Le Clézio venus de divers pays et délégation sud-coréenne.Monsieur Kang Joong-hoon a évoqué son admiration pour Jean-Marie Le Clézio et leur lien d’amitié, mais aussi la fraternité de pensée quant aux tragédies qui ont frappé l’île de Jeju. L’ouvrage Islands, a metaphor beyond the boundaries, publié par le Jeju Committee of PEN, témoigne de ce lien entre les deux îles.Puis Sarojini Bissessur-Asgarally a expliqué les actions concrètes menées auprès des enfants.Lors de cette rencontre à Euréka, l’association des lecteurs de JMG Le Clézio a remis du matériel de dessin (emporté dans chaque valise de nos membres) pour les ateliers d’arts plastiques pour les enfants. Certains d’entre eux vivent des situations très précaires, aussi Sarojini Bissessur-Asgarally a-t-elle impulsé la création d’une école maternelle qui accueille ces enfants à Rivière noire, d’un atelier de danse pour les enfants de Bambous, et d’un atelier de dessin et écriture à Canot, aidée pour cette tache par Amarnath Hosany. Ces enfants de différents quartiers de l’île Maurice se rencontrent dans le cadre des spectacles qu’ils présentent. L’éducation interculturelle passe aussi par les livres offerts qui viennent de toutes les aires géographiques. En outre, ces enfants parlant le créole y apprennent également l’anglais et le français. Ce travail trouve sa dynamique dans la relation personnelle que Sarojini Bissessur-Asgarally sait établir avec chaque enfant et dans la confiance qu’elle accorde à l’équipe mise en place. Cette qualité d’attention pour chacun et le temps consacré à des moments partagés permettent aux enfants de développer une confiance en eux. Soucieuse de valoriser chacun pour ce qu’il fait, elle peut s’arrêter à tout moment au volant de sa voiture ou à pied dans un quartier pour échanger quelques mots. Sans doute le fait que la loi impose à chaque entreprise de verser 1% à des fondations de ce type d’envergure, nous explique-t-on, favorise-t-il les conditions pratiques de la mise en œuvre mais rien ne se ferait sans « l’âme de la fondation », selon les mots prononcés ce 7 juin par Issa Asgarally, qui œuvre à plein temps, mettant au service de l’éducation et de l’interculturel l’expérience des divers métiers qu’elle a exercés antérieurement. Discrète, elle agit au quotidien, aussi elle vous propose plutôt de l’accompagner dans ses visites aux enfants, et parle de la concentration de l’un, du sourire retrouvé chez un autre enfant, d’une autre qui ose désormais vous parler… Tous ces signes que seul l’accompagnement sur le terrain permet de suivre, pas à pas. Un article sur les rencontres de l’Association des lecteurs à Maurice.